La ministre Marghem poursuit le travail de transition énergétique et de remplacement du nucléaire

11 Jan 2019

Le conseil des Ministres d’aujourd’hui vient d’approuver en deuxième lecture l’avant-projet de loi concernant le mise en place d’un mécanisme de rémunération de capacité.

Conformément à la loi de 2003, la fin du nucléaire est programmée pour 2025 en Belgique. Afin de remplacer les 7 réacteurs nucléaires, le gouvernement poursuit son travail dans le cadre de la transition énergétique, notamment avec le développement des éoliennes en mer afin d’atteindre 4 GW de capacité installée à l’horizon 2030.

Mais une étude d’Elia démontre que 3,6 GW de nouvelles capacités seront nécessaires afin de garantir la sécurité d’approvisionnement à partir de 2025. Face à ce constat la Belgique doit mettre en place, à l’instar d’autres États membres de l’Union européenne, un mécanisme de rémunération de la capacité. Ce mécanisme repose sur un principe d’appel d’offres pour une capacité déterminée concernant les centrales à gaz, la gestion de la demande et le stockage.

La ministre ajoute : « Ce système, typiquement libéral, repose sur une mise en concurrence des différents opérateurs et garantira les prix les plus bas. Notre objectif est de lancer le premier appel d’offres en 2021 au plus tard, afin de disposer de suffisamment de temps pour la construction des centrales à gaz ».

Après la décision du Conseil des ministres du 20 juillet 2018, l’avant-projet de loi a été soumis à la Commission européenne et a fait l’objet d’échanges constructifs afin de s’assurer qu’il soit en conformité avec les règles de la concurrence. Suite à la décision positive du Conseil des Ministres ce matin, le texte sera transmis au Conseil d’Etat.