Le trafic d’ivoire

05 Mar 2015

Le trafic d’ivoire illégal

©Belga

BRUXELLES-5/3/2015-A l’instar d’autres Etats membres de l’Union européenne, la Belgique  entend lutter contre le braconnage dont est victime l’éléphant d’Afrique et contre le trafic d’ivoire illégal.  Dans ce cadre-là, elle a pris connaissance des décisions de  plusieurs pays, dont la France,  d’interdire l’exportation commerciale en dehors de l’Union européenne de l’ivoire brut pré-convention (antérieur à 1983 dans le cadre de la CITES *).
Face à la  demande croissante provenant d’Asie pour l’ivoire brut, Marie Christine Marghem, ministre fédérale  de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable, est  consciente  des risques que cette demande engendre sur la survie de l’éléphant d’Afrique. Dans ce cadre-là, elle soutient plusieurs mesures basées entre autres  sur le rapport d’août 2014 de TRAFFIC (Réseau de surveillance du commerce de la faune et de la flore sauvages) :

  • destruction des stocks d’ivoire illégal (c’est-à-dire l’ivoire ultérieur à la CITES) ;
  • Soutien financier à l’African Elephant Fund (fonds visant à financer le développement en Afrique de politiques de protection de l’éléphant) ;
  • Arrêté ministériel en cours de préparation pour le marquage de l’ivoire brut pré-convention (dont le commerce est légal) .

La ministre Marghem est aussi décidée à apporter son soutien à la mesure d’interdiction d’exportation récemment prise par la France dans le cadre de la vente d’ivoire organisée ce samedi 7 mars à Cannes. Si cet ivoire arrive sur le sol belge en vue d’une exportation hors UE, elle le fera bloquer afin que les services belges d’inspection vérifient la conformité des certificats CITES.
Si la Ministre  Marie Christine Marghem  n’interdit pas pour l’instant l’exportation d’ivoire brut pré-convention hors UE, c’est parce qu’elle est convaincue que cela ne permettra pas de lutter de manière efficace contre le commerce illégal d’ivoire étant donné que la réexportation sera toujours possible depuis un autre pays de l’UE. C’est pourquoi elle plaide pour un accord européen sur cette question précise.

« Il y a une demande existante pour l’ivoire, surtout venant d’Asie. Il nous semble plus approprié de pouvoir satisfaire cette demande dans un cadre légal afin, par principe de précaution, d’ éviter d’augmenter la pression sur les populations vivantes d’éléphants d’Afrique. », conclut la ministre.

(*) Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction