Genève, une étape importante

13 Fév 2015

BRUXELLES 13/2/2015 – Cette semaine, à Genève, avait lieu une session de négociation en vue de la signature d’un accord climatique globalement contraignant, à la COP21 de Paris, en décembre 2015. A cette occasion, les 195 Etats impliqués dans les discussions sont parvenus à mettre la touche finale au texte qui servira de base aux négociations. « Il s’agit d’une étape importante», explique Marie Christine Marghem, Ministre fédérale de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable.
Première réunion formelle depuis la COP20 Lima, en décembre 2014, ces discussions intermédiaires visaient à préparer le texte du grand accord que doivent signer cette année, en décembre, les 195 pays signataires de la Convention climat. Depuis ce vendredi après-midi c’est chose faite, les négociateurs s’étant finalement mis d’accord sur le « Texte de Genève », qui servira désormais d’unique base de discussion.

« Ce texte nous permet d’avoir sur papier les demandes de tous les pays participant aux discussions et nous mène à la prochaine étape de ces négociations : trouver les convergences et les points communs à la multitude de propositions actuellement mises sur la table », souligne Marie Christine Marghem.

«Etant donné que le texte du futur accord intègre de nombreuses nouvelles demandes issues des différents pays participants, il reste énormément de travail à accomplir avant la COP21 de Paris. Il faut maintenant  passer à la vitesse supérieure. Cette négociation était nécessaire pour que chacun juge sa position suffisamment  prise en compte dans ce projet d’Accord de Paris », estime Marie Christine Marghem. La prochaine session au cours de laquelle ce texte sera négocié aura lieu en juin prochain, à Bonn.
Entretemps, l’Union européenne communiquera sa contribution à ces négociations, en promettant formellement de réduire, sur son propre territoire, ses émissions d’au moins 40% d’ici 2030, par rapport à 1990, comme l’ont décidé les chefs d’Etat et de gouvernement européens en octobre 2014. Un engagement «constructif et ambitieux», juge Marie Christine Marghem, qui rappelle également qu’ «au niveau national, les gouvernements fédéral et régionaux doivent maintenant prendre leurs responsabilités et finaliser dès que possible l’accord de burden-sharing à l’horizon 2020».
«Au niveau fédéral, nous ne restons pas inactifs», souligne enfin Marie Christine Marghem.

« Nos administrations ont récemment finalisé le plan fédéral d’adaptation aux changements climatiques, qui doit maintenant être adopté par le gouvernement. J’espère pouvoir être en mesure de bientôt vous annoncer que le fédéral formalisera son engagement de 1,5 million d’euros au Fonds d’adaptation des Nations unies (en complément de la contribution belge au Fonds Vert à Lima) afin que la Belgique puisse conserver sa réputation de partenaire fiable au sein des négociations climatiques internationales ».