Conseil de l'Environnement – le 18 septembre 2015

18 Sep 2015

La Ministre Marghem soutient l’ambition de l’UE d’obtenir une neutralité climatique à partir de 2050 et promet des initiatives supplémentaires au niveau national

Bruxelles-18/9/2015-Les ministres européens de l’Environnement se sont réunis ce vendredi à propos du mandat européen de négociation avant le sommet sur l’environnement de Paris, et plaident en faveur d’un Accord de Paris qui soit juridiquement contraignant, ambitieux, durable et équitable. Cet Accord doit devenir un protocole international, juridiquement contraignant, de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, en vertu de laquelle tous les pays devront apporter une contribution équitable, en rapport avec leur niveau de développement.

Cet Accord doit donner un signal politique clair et à long terme aux décideurs politiques et aux investisseurs. Il implique que les émissions de gaz à effets de serre devront être réduites de moitié pour 2050 et devront être totalement éliminées durant la deuxième moitié du siècle.

La contribution européenne à cet effort global, soit une réduction des émissions d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, a déjà été déposée auprès des Nations Unies en mars. De nombreux pays, responsables pour plus de 60 % des émissions au niveau mondial, ont entre-temps suivi. D’autres propositions sont encore attendues dans le courant des prochains mois.

Pour l’UE, des éléments essentiels de cet accord sont :

un cycle de cinq ans, afin de rehausser graduellement le niveau des ambitions, pour que l’objectif visant à limiter le réchauffement au-dessous de  2°C au maximum reste atteignable ;
les obligations d’établir des rapports devant permettre un suivi adéquat et un renforcement de la confiance mutuelle.

L’Accord doit également mettre en lumière d’autres domaines de la politique climatique, comme le soutien apporté aux pays pauvres et vulnérables afin qu’ils puissent s’adapter aux conséquences des changements climatiques. L’UE s’engage à fournir, d’ici 2020, une contribution équitable à la mobilisation de 100 milliards de dollars pour l’aide climatique promise par les pays développés lors du Sommet sur l’Environnement de Copenhague en 2009. Les ministres européens des Finances aborderont ce point en novembre. Quelques États membres européens ont déjà fait des annonces concrètes, ou se préparent à le faire.

La Ministre Marghem soutient la position européenne : « Paris doit représenter un tournant historique  pour la politique climatique multilatérale ». Elle indique, en outre, qu’avant le sommet de Paris, elle entreprendra, en collaboration avec sa collègue de la Région Bruxelles Capitale, Céline Fremault, qui préside actuellement la Commission Nationale du Climat, des démarches afin que la répartition interne des charges du paquet « énergie-climat » européen de 2020 soit enfin mise en œuvre. Marie Christine Marghem conclut: « Si nous voulons éviter un scénario de réchauffement climatique de 3 ou 4°C, les autorités belges devront faire des efforts supplémentaires afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais elles devront également soutenir les pays en voie de développement dans leur lutte contre le réchauffement de la planète au-dessous de 2°C».

Ariane van Caloen
Porte-parole
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