Accord sectoriel microplastiques

07 Fév 2017

BRUXELLES- 6/02/2017- La Ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable Marie Christine Marghem veut travailler en partenariat avec  les entreprises émettrices de microplastiques primaires, pour lutter contre la pollution des océans et des mers. 

En établissant un accord sectoriel avec les parties prenantes, la Ministre souhaite placer la Belgique comme un pays pionnier dans cette lutte mondiale. 

Ce lundi 6 février, la Ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable Marie Christine Marghem s’est rendue à  Libramont, pour visiter l’entreprise de cosmétique L’Oréal.

Fabriqués sous la forme de petites granules, ces microplastiques primaires sont problématiques car ils ne sont pas retenus par les systèmes de récupération des eaux et de recyclage classiques. De plus, seulement une partie de ces granules en plastique évacuées dans les eaux ménagères est effectivement captée par les stations d’épuration.

La Ministre souhaite la mise en place d’un accord sectoriel avec l’ensemble des parties prenantes pour limiter la prolifération de ces billes de plastiques, particulièrement nocives pour la biodiversité de notre environnement. Un tel contrat permettra aux différents acteurs économiques, politiques et administratifs signataires de s’engager directement dans la réduction de cette forme spécifique de  pollution, et ainsi placer la Belgique comme un acteur pionnier pour l’interdiction des microplastiques.

Lutter contre leur prolifération s’avère indispensable pour la préservation de l’écosystème marin et la biodiversité de notre environnement. En outre, empêcher la multiplication de ces microplastiques dans nos océans et rivières répond au 14e objectif de développement durable, tel que prévu par les Nations-Unies :

«  D’ici à 2025, prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution par les nutriments. » 

Dans cette même perspective, L’Oréal a présenté sa politique de développement durable à l’horizon 2020, « Sharing beauty with All ». Elle y intègre une mesure de diminution des granules plastiques, entrant dans la composition de certains produits cosmétiques, comme les crèmes exfoliantes ou les produits de maquillage.